En avion
Vols intérieurs de Dunedin, Christchurch à Auckland.
L'arrivé d'une nouvelle compagnie à bas prix, bouscule le monopole de Air New Zeland. Pacific Blue (
http://www.flypacificblue.com/) permet donc maintenant des vols intérieurs à 39 NZ$ soit 20 euros!
En train
Le Tranzscenic vous amènera de Christchurch à Greymouth, sur la côte ouest de l'île du Sud. Vous pourrez admirer les Alpes du Sud en tout confort, sauf peut-être dans le wagon panoramique : à l'air libre!
En bus
Certaines compagnies effectuent les longs trajets à travers les îles.
La plus connue est Intercity Coach qui dessert les villes de tout le pays.
En bateau
Un service régulier de ferry existe entre l'île du Nord à Wellington et l'île du Sud à Picton assuré par la compagnie Interislander.
Les traversées sont possibles de jour comme de nuit et durent entre 3 et 4 heures, l'aller-retour coûte entre 200 à 300 NZ$ si vous souhaitez embarquer un véhicule. Il est bien sûr possible de réserver à l'avance toute traversée auprès des compagnies, cela est même recommandé si vous programmez votre trajet au mois de janvier où l'on se trouve dans l'été austral. De nombreux services sont proposés à bord des navires : un salon où se restaurer et des boutiques (vente de journaux et de souvenirs entre autres...). Des spectacles sont souvent organisés à bord en faveur des plus petits comme des plus grands.
-Interislander entre Wellington et Picton (http://www.interislander.co.nz/)
L'île Stewart est desservie par bateau entre Bluff sur l'île du Sud et Halfmoon Bay. Plusieurs navettes ont lieu chaque jour, la traversée dure environ 1 h 30. Le billet en aller simple coûte 66 NZ$ pour un adulte et 33 NZ$ pour un enfant âgé entre 5 et 14 ans (le trajet est gratuit pour ceux de moins de 5 ans...). Un grand parking est implanté à l'embarcadère de Bluff ; la réservation d'une place est tout de même recommandée suivant les saisons.
Il y a aussi plusieurs bateaux qui partent du ferry building situé au cœur de Auckland permettant de visiter les îles environnantes (certaines sont vraiment jolies à voir...).
En voiture
En Nouvelle-Zélande, la conduite s'effectue à gauche de la chaussée (le volant se trouve à droite dans les véhicules) comme l'indiquent certains panneaux, la priorité est à droite ce qui peut paraître déconcertant au début.
Même s'il arrive parfois de se retrouver aux côtés d'un fan de sensations fortes, les conducteurs kiwis n'en restent pas moins courtois sur la route.
Routes et autoroutes
Aucun itinéraire n'est soumis à péage en Nouvelle-Zélande.
Il n'existe que quelques kilomètres d'autoroute aux environs des grandes villes, lesquelles aboutissent toujours sur une route ordinaire une fois les banlieues traversées.
L'état des routes est dans l'ensemble bon, toutefois on peut se retrouver avec des portions de routes effondrées qui restent en l'état de longs moments (par exemple : route de Broadwood - Northland). Il vaut mieux alors emprunter les routes secondaires pour éviter le trafic et profiter de paysages, souvent plus jolis lorsqu'elles existent. Les cartes routières locales indiquent un tronçon non asphalté dans les Catlins, mais c'est depuis devenu une route carrossable avec quelques nids de poule nettement entourés à la peinture.
Les ponts ne permettent parfois le passage que d'une voiture, un panneau en régit la règle de priorité. Un vrai néo-zélandais aura d'avantage tendance à vous laisser passer en premier, juste par politesse.
D'ailleurs, le tracé des routes n'est pas toujours bien pensé et va parfois au plus direct pour franchir les nombreuses collines du pays. Cela n'est pas sans conséquence pour les poids lourds, les véhicules un peu fatigués ou encore les rares cyclistes devant gravir des pentes à plus de 10%. De nombreux virages sont à prendre avec prudence, on peut passer brutalement d'une longue ligne droite à une épingle à cheveux (même sur l'autoroute...). C'est pourquoi, il est rare de pouvoir atteindre la vitesse autorisée sur les routes de l'archipel.
La légende veut qu'à l'origine les chèvres mangeaient l'herbe des prés, que sur leurs traces suivaient les moutons qui débroussaillaient un peu plus, qu'ensuite venaient les charrettes qui traçaient les chemins.
Et sur ces chemins, les routes ont été construites...
Afin de tordre le cou à de fausses idées, il faut savoir que traverser simplement une des deux îles demande une journée de route bien tassée, une telle performance relève même de l'exploit vu la difficulté de certains parcours (pentes et virages...) et le nombre d'agglomérations à traverser. L'idéal est donc de prévoir une moyenne comprise entre 50 et 80 km/h, afin d'obtenir une estimation plus réaliste lors de la préparation de vos étapes et d'éviter toute course contre la montre une fois sur place.
Extrait du réseau routier néo-zélandais:
-State Highway 1: est l'axe structurant qui dessert les deux îles principales. Reliant sur l'Île Nord le Cap Reinga à Auckland et Wellington (1106 km...) puis Picton et Christchurch à Bluff (941 km...) sur l'Île Sud, quelques courtes sections autoroutières prennent le relais à l'approche des grandes villes.
-State Highway 2: quitte Wellington en direction de Napier et Tauranga, rejoignant la route SH1 au Sud d'Auckland. Comportant de nombreux lacets notamment vers le massif de Tararua, son tracé totalise 968 kilomètres.
-State Highway 6: partant du sud de Picton, cet axe dessert la côte Ouest par de nombreux parc naturels et divers fjords jusqu'à Invercargill en rejoignant également la route SH1. Sa longueur est de 1162 kilomètres.
-State Highway 25: dessert la péninsule de Coromandel située sur l'Île Nord.
-State Highway 35: contourne le massif de Raukumara au départ de Napier passant près du Cap Est de l'Île Nord.
-State Highway 60: relie Nelson au Cap Farewell, son tracé passe près du parc naturel Abel Tasman situé sur l'Île Sud.
-State Highway 92: relie Invercargill à Balclutha via le site naturel des Cathedral Caves.
Stations-services et commodités
Le réseau de stations-service est bien réparti à travers le territoire, ces infrastructures permettent également pour la plupart de se procurer divers articles nécessaires à tout voyage par la route: divers articles d'entretien sont disponibles et des mets de consommation rapide sont proposés pour les voyageurs les plus pressés, sans oublier les journaux et les magazines.
Le prix du carburant est quasiment identique dans tout le pays mais nettement moins cher qu'en Europe Occidentale. Le gazole y est bien entendu disponible partout mais ce dernier reste majoritairement utilisé par les poids-lourds et les véhicules spéciaux (tout-terrain, camping-car...). La plupart des voitures et l'ensemble des motos fonctionnent au carburant "sans-plomb" dont deux types coexistent: le regular unleaded et le premium unleaded.
Si la plupart des points de vente restent ouverts 24/24 heures en ville, d'autres peuvent carrément fermer le week-end notamment en campagne.
Signalisation et règlementation
La signalisation est tantôt ressemblante et tantôt éloignée des standards européens, le système métrique est entré en vigueur sur l'archipel depuis 1975. Les travaux sont signalés par des panneaux oranges tandis que ceux indiquant un danger permanent sont de couleur jaune.
Une ligne jaune continue ou non signifie qu'il est interdit de dépasser.
Limitations de vitesse:
-Voie express et route : 100 km/h (ramenée à 90 km/h en cas de traction d'une remorque et tous véhicules de + 3,5 tonnes...)
-Ville: 50 km/h
Un panneau rond avec un bord cerclé de rouge portant l'inscription "LSZ" signifie "Limited Speed Zone". Il est principalement implanté là où les conditions météorologiques sont souvent mauvaises, parfois sur une portion de route en mauvais état. Si l'un de ces évènements devait se produire en présence de ce panneau, il convient de ne pas dépasser 50 km/h comme le précise le code de la route néo-zélandais même si cette règle semble tomber peu à peu dans l'oubli.
Le taux d'alcoolémie autorisé au volant est de 0,8 g/l de sang.
Sachez qu'aucune indulgence ne vous sera accordée en cas d'infraction commise, que ce soit pour la vitesse ou pour l'alcoolémie. Un dépassement de 10 km/h coûte près de 100 NZ$, rouler au delà de 50 km/h de la vitesse autorisée peut vous valoir une interdiction de conduire de 28 jours, une saisie temporaire du véhicule peut être ordonnée dans le cas extrême. Le port de la ceinture de sécurité est obligatoire dans toutes les places des véhicules, les enfants doivent être installés dans des sièges spéciaux si vous en transportez.
En cas d'accident, prévenir la police et relever avant son arrivée, l'identité du conducteur ainsi que celle du véhicule adverse. N'admettez jamais d'avance être le seul responsable même si vous pensez l'être, c'est la police établissant le rapport qui déterminera sur place.
Dangers
La conduite de nuit ne pose généralement pas de problèmes aux abords des villes, elle devient plus délicate en zone rurale où toutes sortes d'animaux sauvages peuvent traverser la route sans crier "gare". Heurter un mouton avec son véhicule peut avoir des conséquences rudement fâcheuses pour la mécanique.
Il n'est pas rare de devoir traverser une rivière à gué auquel cas il devient nécessaire d'évaluer la profondeur, en particulier pour ne pas noyer le moteur de votre véhicule.
Le passage de la route revêtue vers la piste poussiéreuse doit toujours se faire en douceur afin de ne pas perdre le contrôle du véhicule.
Certains itinéraires même uniques dans un secteur donné sont parfois fermés en dernière minute, ce qui peut obliger à passer la nuit sur place. Il est donc nécessaire de prévoir quelques articles et vivres s'il ne vous est pas possible de trouver un toit, on ne sait jamais. Les néo-zélandais vous le diront...
Autostop
L'autostop est un moyen très efficace pour se déplacer en Nouvelle-Zélande.
Du fait du nombre peu important de routes, il est très facile de se rendre dans les plus grandes villes du pays. Bien que le trafic ne soit pas toujours important, il est rare de patienter plus de 20 minutes sur les axes principaux. Malgré le nombre impressionnant de touristes sur les routes, ce sont les locaux qui prennent le plus facilement.
Ils seront souvent très heureux de faire un petit détour pour vous montrer des paysages que vous manqueriez en restant sur l'axe principal et vous dispenseront tout leur savoir sur la région.
Louer ou acheter ?
De nombreuses compagnies offrent des possibilités de location.
Cette solution est plutôt onéreuse, aussi les routards préféreront opter pour l'achat (surtout s'ils restent 2 mois ou plus...). Rien de plus simple en Nouvelle-Zélande ! Vous trouvez l'acheteur en consultant les annonces du journal, du supermarché ou des e-cafés d'Auckland. Une fois le prix convenu, vous vous rendez au bureau de poste le plus proche pour enregistrer le véhicule. Une simple formalité ! À la poste, on vous demandera de payer la "registration" si la précédente arrive à son terme. Vous aurez alors le choix entre payer un, deux ou quatre trimestres. Un trimestre coute aux alentour de 50 NZ$.
Enfin, s'il n'est pas obligatoire de l'assurer (l'État prend en charge les frais de santé...), il est tout de même recommandé de le faire, ne serait-ce pour parer aux frais de réparation du véhicule tiers en cas d'accident. Il suffit pour cela de se rendre au Backpackers le plus proche et de demander une assurance. Si vous n'êtes pas membre, il faudra payer aussi la carte.
Quelques conseils pour acheter une voiture
Tout d'abord, rassurons les anxieux. Faire réparer une voiture en Nouvelle-Zélande est généralement très bon marché, surtout s'il s'agit d'un modèle répandu. Choisissez des petites japonaises, leur réputation de robustesse a fait leur succès et on trouve beaucoup de ces véhicules très vieux à prix intéressants. Vous ne prendrez donc qu'un risque modéré en choisissant d'acheter un de ces véhicules qui vous amèneront absolument partout!
Les marques européennes ne sont d'ailleurs pas en reste, loin de là. Pourquoi donc ne pas essayer votre petite française avec un volant à droite et une boîte automatique? Le choix est relativement large, il y en a pour toutes les bourses et pour tous les goûts.
De plus, la réputation d'honnêteté des kiwis n'est pas surfaite ! Les garagistes n'engageront pas de frais qui ne soient pas nécessaires. De même, si les kiwis cherchent toujours à vendre une voiture à bon prix, ils ne cherchent généralement pas à cacher les "pièges". Demandez leur si la voiture est un "citron", expression qui désigne une mauvaise affaire.
Pour toutes ces raisons, il est conseillé d'acheter sa voiture auprès d'un kiwi et si possible hors d'Auckland où certains ont fait de la voiture pour backpackers un commerce pas toujours net. Si vous tenez vraiment à acheter votre voiture en arrivant, mieux vaut aller voir chez les vendeurs de voitures d'occasion : celles-ci sont plus chères mais ont été révisées au préalable.
L'autre solution très populaire consiste à aller sur les "backpackcars", sorte de marché où ceux qui quittent la Nouvelle-Zélande vendent à ceux qui arrivent. Vous pourrez faire une excellente affaire, certains ne pouvant plus attendre, vendent leur voiture ou leur camping-car à un prix modique. Le problème est qu'il n'est pas toujours possible d'essayer le véhicule ou de se donner le temps de la réflexion. Toutes les conditions sont réunies pour faire une mauvaise affaire.
Mieux vaut alors aller à la "source" et rencontrer les vendeurs dans les campings ou les backpackers, lieux où ils logent souvent.
Enfin, lors de son choix, il faut être très attentif au document affiché sur le pare-brise. Il indique la date du prochain contrôle technique (toujours très sommaire) et de la prochaine "registration". Le contrôle technique est rapide et n'est pas très cher, surtout s'il est fait hors des grandes agglomérations. Il faut savoir que la périodicité s'avère courte entre deux visites : les véhicules âgés de moins de 6 ans sont soumis à un contrôle tous les 12 mois et tous les 6 mois pour les plus anciens.
L'immatriculation et la mise à jour du certificat de propriété se fait dans tous les bureaux de poste de l'archipel.