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Senlis

Senlis

by virgile

Histoire
Antiquité
Capitale d'une tribu celte, les Sylvanectes, la ville de Senlis devient Augustomagus, « Le Marché d'Auguste » sous les romains. Au iiie siècle, elle devient une place militaire importante et s'entoure d'un muraille épaisse de quatre mètres pour faire face aux invasions barbares : les remparts gallo-romains sont encore visibles, un peu partout dans la ville. Au milieu du iiie siècle, Saint Rieul évangélise Senlis.
Le Moyen Âge
Centre d'un comté sous Charlemagne, la ville entre dans les possessions d'Hugues Capet en 981. Il y est élu roi par ses barons en 987 avant d'être sacré à Noyon. Sous les Capétiens, Senlis est une ville royale, demeure des rois de France, d’Hugues Capet à Charles X. Ils s'y font bâtir un château dont il reste des vestiges.
La cité connaît son apogée aux xiie et xiiie siècles. Elle vit du commerce de la laine et du cuir, le vignoble se développe. Les foires se multiplient, des moulins sont édifiés sur la Nonette. Avec l'expansion démographique, la ville s'étend et nécessite la construction de nouveaux remparts : sous Philippe Auguste, on y érige une seconde enceinte, plus large et plus haute que les remparts gallo-romains.
La cathédrale Notre-Dame est élevée à partir de 1153 ainsi que de nombreuses églises.
Une charte communale est accordée à la ville en 1173 par le roi Louis VII. Des Senlisiens assurent un rôle important à proximité du roi : les Bouteiller de Senlis ou le chancelier Guérin, évêque de Senlis et conseiller de Philippe Auguste. Ce dernier participe à la bataille de Bouvines. En 1265, le bailliage de Senlis est créé, son territoire très vaste recouvre le Beauvaisis et le Vexin français. En 1319, la commune criblée de dettes est supprimée et la ville passe sous le contrôle du pouvoir royal.
Le Senlisis est dévasté par la Guerre de Cent Ans, mais la ville, assiégée par les Armagnacs en 1418 parvient à échapper aux destructions. Néanmoins, six otages sont décapités.
Cependant, l'économie est ruinée, et il faut attendre la fin du xve siècle pour observer un essor relatif, durant lequel plusieurs édifices sont construits ou restaurés. En 1493, le roi Charles VIII, fils de Louis XI, signe le Traité de Senlis avec le duc de Bourgogne Maximilien d'Autriche2.
Des XIe, XIIe et xiiies siècle, elle a conservé la cathédrale Notre-Dame, le prieuré Saint-Maurice, la chapelle Saint-Frambourg, l’hôtel de ville. La ville obtient des institutions communales du roi Louis VI en 11733.
Le XVIe siècle
Au xvie siècle, Senlis assure un rôle judiciaire important, accueillant plusieurs juridictions, bailliage, élection, grenier à sel ou eaux et forêts. Mais en 1582, la création du bailliage et présidial de Beauvais, puis les Guerres de Religion donnent un nouveau coup d'arrêt à son redressement. Durant les troubles religieux, Senlis fait figure de modèle de concorde4 malgré la présence de protestants et des voisines qui succombes à la violence (massacres à Paris et à Meaux en 1572). Senlis est l'une des premières cités d'Île-de-France à se rallier au futur roi Henri IV en 1577. En 1589, la ville est prise par Montmorency-Thoré au début de la guerre de la Ligue5, alors que le roi Henri III n’a pratiquement plus de soutiens.
Durant trois siècles, la ville subit un lent déclin, perdant son rayonnement économique et une part de sa population. Les rois n'y séjournent plus, le château tombe en ruine faute d'entretien, mais l'église s'implante progressivement dans la ville, avec l'installation d'un séminaire et de plusieurs congrégations. Cette expansion religieuse qui devient prépondérante inquiète d'ailleurs la municipalité et les habitants, mais rien ne la ralentit.
Les XVIIe et XVIIIe siècles
Au xviiie siècle, la route de Flandres est tracée et traverse la ville à l'est. Le démantèlement des remparts du Moyen Âge et des portes est entrepris durant la seconde moitié du siècle. Des XVIIe et XVIIIe siècles, la ville a hérité de très nombreux hôtels particuliers.
La Révolution française supprime l'évêché de Senlis et les congrégations religieuses. Comme dans toutes les villes de France, les destructions de bâtiments et d'œuvres d'art, les vols et les profanations sont très importants. Des édifices chrétiens sont entièrement rasés (le couvent des Cordeliers, la grande et très ancienne collégiale Saint-Rieul, l'église et le cloître du prieuré Saint-Maurice ). Aucun bâtiment religieux n'échappe aux mutilations : de nombreuses sculptures sont "buchées"ou décapitées, des clochers arasés (Saint-Aignan) ou abattus (église des Carmes), les intérieurs sont dévastés... Certains lieux échapperont à la destruction grâce à des reconversions (la chapelle Saint-Frambourg est transformée en "temple de la Raison" puis en manège, l'église Saint-Aignan en théâtre, l'église Saint-Pierre en grange, l'abbaye Saint-Vincent en caserne, les Carmes en mégisserie). Néanmoins bien que le Comité de salut public demande la destruction de la flèche de la cathédrale, la municipalité s'y opposera.
De la Révolution au XXIe siècle
Avec sa vie économique moribonde, privée de sa vie religieuse, délaissée par le chemin de fer du Nord qui passe dix kilomètres à l'ouest par Chantilly et Creil en 1859, la cité végète. Senlis reste une petite sous-préfecture provinciale fréquentée par la bonne société parisienne. Elle devient néanmoins une ville de garnison et accueille les Spahis de 1927 à 1962.
Senlis est occupée en 1870 par les Prussiens mais ne subit pas de dommages. En revanche, elle subit les représailles allemandes en 1914 suite à des tirs de l'arrière-garde française contre les troupes d'occupation : cent-dix maisons de la rue de République et de la rue Bellon sont incendiées. En octobre 1918, le maréchal Foch établit son quartier général à l'hôtel Dufresnes et d'où il dirige les dernières opérations alliées.
À partir des années 1950, le développement économique de l'agglomération parisienne, et la création de l'autoroute du Nord qui dessert Senlis à partir des années 1960 apportent une conjoncture favorable au développement économique de la ville. De nouveaux quartiers sont créés dans les faubourgs pour une population en extension rapide. En 1962, l'institution de la loi Malraux sur la préservation du patrimoine permet la création d'un secteur sauvegardé de quarante-deux hectares dans la ville ancienne. En 1972, les Rendez-vous de septembre, manifestation culturelle qui rendent la ville piétonne un week-end des années impaires, laissent découvrir les jardins et les hôtels particuliers cachés derrière les portes cochères. Les maisons particulières et les monuments sont progressivement restaurés et quatre musées sont créés.
En 1969, une zone d'activité économique et commerciale est aménagée le long de l'autoroute du Nord. Le cadre ancien de la ville attire des artistes comme Georges Cziffra qui restaure l'ancienne église Saint-Frambourg, ainsi que les tournages cinématographiques, qui y trouvent un décor idéal proche de Paris pour les films historiques.
De nos jours, beaucoup d'employés de l'aéroport Roissy Charles de Gaulle habitent la ville de Senlis, à tel point que certains la surnomment: "Le village Air France".

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La vieille auberge

restaurant La vieille auberge

address: Senlis, Rue aux Coquilles, 60300 Senlis, France

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